Coopagri, Even et Terrena créent la 1ère coopérative laitière de l'Ouest

 

Coopagri, Even et Terrena (marques Paysan Breton, Régilait, Mamie Nova…) ont officialisé, ce mercredi à Saint-Grégoire, près de Rennes, la fusion de
leurs activités laitières au sein d’une nouvelle entreprise coopérative dont le nom ne sera dévoilé que le 12 juin prochain lors des Assemblées
générales des trois coopératives.

Dès à présent les dirigeants des trois groupes coopératifs ont annoncé que Christian Couilleau, 49 ans, actuel directeur général de
la coopérative Even, à Ploudaniel, dirigera la nouvelle société de 1 850 salariés avec un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros. Son siège
sera implanté à Brest. Dominique Chargé, 45 ans, producteur laitier à Rouxière, près d’Ancenis, en sera le président.

La nouvelle société regroupera sous forme de holding, toutes les activités laitières des trois groupes coopératifs (collecte, industrie et
commercialisation sur tous les marchés).Seules les activités amont (suivi de production, paie de lait, relation adhérents, services techniques) demeureront dans les
maisons mères.

Le capital de la nouvelle société sera réparti selon les apports de chaque groupe (Coopagri Bretagne: 18,42%, Even: 50,57%, Terrena: 31,01%.).

Objectifs de ce regroupement

Selon Christian Couilleau les premiers objectifs seront «d’équilibrer son mix-produit et diminuer son taux de flexibilité – qui traduit la part des produits de
commodité (poudres de lait et beurres de dégagement) -afin d’être plus résistant sur des marchés volatils», la nouvelle organisation devrait
également permettre d’accroître les ventes en GMS parce que, souligne Christian Couilleau, les marchés de grande consommation resteront la cible principale.

Et sur le plan social ? «nous n’allons pas profiter de la crise économique pour envisager un plan social, il n’y aura donc ni fermetures de sites, ni licenciements» a
insisté Christian Couilleau pour qui l’important est que tous (les collaborateurs) soient «mobiles mentalement» car naturellement le monde n’étant pas
figé, «des métiers évolueront, certains diminueront en nombre et d’autres apparaîtront».

Quant aux 4000 producteurs de lait , l’objectif est de «consolider durablement la valorisation de leur lait» répond Dominique Chargé.

 

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