Moisissures, odeur nauséabonde, saveur indésirable suffisent généralement à indiquer qu’un mets est avarié.
Mais dans certains cas les symptômes se font discrets. Tenues de garantir la qualité sanitaire de leurs produits, les entreprises agroalimentaires ont recours à des tests
capables de détecter la présence de bactéries pathogènes. Mais ces techniques sont onéreuses et leur résultat n’est connu qu’après un
délai de plusieurs heures, voire de plusieurs jours.
Lors d’un colloque organisé par la Société américaine de chimie, des chercheurs de l’université de Caroline du Sud ont présenté un test jetable
qui livre son diagnostic en moins de cinq minutes, après détection de composés issus de la dégradation des protéines par les bactéries. Si le
bâtonnet mis au contact de l’aliment passe du violet au rouge, ce dernier est bon pour l’assiette. S’il vire au jaune, il doit partir à la poubelle.
Des tests préliminaires effectués sur de la viande ainsi que sur du saumon et du thon frais ou en conserve ont montré que le « test minute » avait
été efficace dans 90 % des cas. Même chose pour les fruits et légumes, bien que ces aliments soient, dans l’ensemble, pauvres en protéines.
Des tests préliminaires effectués sur de la viande ainsi que sur du saumon et du thon frais ou en conserve ont montré que le « test minute » avait
été efficace dans 90 % des cas. Même chose pour les fruits et légumes, bien que ces aliments soient, dans l’ensemble, pauvres en protéines.
Selon ses concepteurs, le test pourrait être mis sur le marché dans quelques années. D’ici là, John Lavigne et ses collègues veulent améliorer encore sa
vitesse mais aussi sa précision et sa sensibilité. Leur test est en effet incapable d’identifier la bactérie contaminante (salmonelle, Escherichia coli…) et donc de faire
la différence entre les mauvais microbes et les bons, comme c’est le cas dans les fromages au lait cru.

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