Paris, le 2 Juillet 2007 – A l’issue de l’Assemblée générale du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, vendredi 29 juin et
comme il s’y était alors engagé devant les professionnels de la pêche, Michel BARNIER, Ministre de l’agriculture et de la pêche, a défini les actions à
mener afin de répondre aux questions qui lui ont été posées, notamment sur les sujets de la thonaille, de la gestion du thon rouge, de la pêcherie d’anchois et
de l’aide aux entreprises de pêche en difficulté.

Sur tous ces sujets, une réunion d’urgence ce lundi 2 juillet a permis de passer en revue les différentes hypothèses pour renforcer les mesures d’accompagnement en faveur
de la pêche française et envisager les démarches d’ordre diplomatique et juridique à mener vis-à-vis de la Commission européenne et de certains Etats
membres.

Michel BARNIER, Ministre de l’agriculture et de la pêche, envisage dès à présent d’examiner la possibilité d’un recours devant la cour de justice des
Communautés européennes contre le règlement du Conseil qui interdit l’utilisation de la thonaille en Méditerranée.

A la demande des professionnels de la pêche au thon rouge, Michel BARNIER défendra le respect du principe d’équité dans la mise en
Ã…â€Ŕuvre des dispositions de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique que la
France s’est engagée à appliquer.

Le Ministre prend acte avec regret de l’avis négatif exprimé sur l’anchois par le Comité scientifique technique et économique de la pêche et engagera dans les
prochains jours une série de visites auprès de ses homologues des pays européens dans la perspective de la prochaine réunion à Bruxelles du comité de
la pêche et de l’aquaculture. En outre, il fait évaluer les efforts financiers raisonnablement nécessaires pour accompagner l’arrêt prolongé de cette
pêcherie.

Des réunions de travail sont prévues dès cette semaine avec les professionnels de la pêche et avec les élus pour apporter, dans le cadre d’un dialogue
structuré et continu, les meilleures réponses envisageables aux inquiétudes qu’ils ont légitimement exprimées.

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