Rungis, le 29 juin 2007 – Accueillant le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Georges Dachicourt, président du CNPMEM dressait le bilan d’une filière en
situation difficile en évoquant les questions de la flotte, du prix du carburant et de la préservation des outils de production, de la gestion de la ressource, de l’environnement
marin, du marché, des aspects sociaux et de la situation particulière des DOM. Il insistait également sur l’actualité très sensible de la pêche à
la thonaille et du thon rouge, secteurs dans lesquels les décisions communautaires sont particulièrement contestées par les professionnels.

« Nous avons fait des efforts, nous ne sommes pas des destructeurs de la biodiversité. Ce que nous voulons, c’est simplement que puisse perdurer ce secteur, en nous adaptant. C’est
pourquoi nous souhaitons engager ensemble la réforme de l’organisation de la représentation professionnelle. Et par dessus tout, nous demandons à être traité
en équité avec les autres pays par Bruxelles , au regard des dérogations accordées dans certains cas ».

Prenant ensuite la parole, Michel Barnier insistait sur « l’état d’esprit offensif et constructif, soucieux de toujours dire la vérité », qui est le sien et sur
sa détermination à entendre et impliquer tous les acteurs de la profession.

« Votre secteur est à la croisée des chemins. Nous avons à agir et à réagir ensemble. Que ce soit sur la question des ressources, sur
l’attractivité de la profession, sur les discussions avec les instances communautaires, auprès desquelles je souhaite que nous soyons particulièrement présents, vous
pouvez compter sur moi pour vous aider, vous relayer et vous défendre autant que cela est possible ».

Interpellé par la coordination pour la défense de la thonaille en Méditerranée, Michel Barnier répondait : « Laissez moi quelques jours pour trouver une
solution correcte et humaine. Votre demande d’équité de traitement est tout à fait légitime. Je serai intraitable sur ce point ».

www.agriculture.gouv.fr