Alain Juppé, ministre d’Etat, chargé de l’Environnement, du Développement et de l’Aménagement durables et Christine Lagarde, ministre de l’Agriculture et de la
Pêche prennent acte de l’avis rendu par la commission du génie biomoléculaire.

Alain Juppé et Christine Lagarde soulignent leur grande vigilance quant à la manière dont sont conduites en France les cultures d’organismes génétiquement
modifiés.

Suite à la décision des autorités allemandes de suspendre leurs importations, les ministères chargés de l’Environnement, du Développement et de
l’Aménagement durables et de l’Agriculture et de la Pêche ont saisi, le 24 mai dernier, la Commission du Génie Biomoléculaire pour effectuer une nouvelle
évaluation environnementale de ce maïs.

L’avis de la CGB relève qu’il n’y a pas à ce jour d’éléments de nature à remettre en cause l’évaluation environnementale de ce maïs.

Le maïs concerné est autorisé à la culture commerciale dans l’Union depuis 1998. La Commission du Génie Biomoléculaire avait préalablement
examiné le dossier en avril 1996 et exprimé alors un avis favorable.

La Commission du Génie Biomoléculaire relève que l’étude ayant notamment conduit à ce réexamen s’appuie sur un protocole ne permettant pas de
déterminer si les concentrations de toxines Bt observées dans ce cadre correspondent à la production réelle de toxines dans les plantes testées. Les
études en laboratoire montrent par ailleurs un bon contrôle des individus sensibles. Enfin, une étude récente montre que les variétés MON810 n’ont pas
plus d’impact sur les invertébrés non cibles que les autres variétés de maïs Bt.

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