Les prix à la consommation de la viande en France n’ont cessé d’augmenter ces vingt dernières années alors que pendant la même période les prix
payés aux producteurs ont chuté, selon une enquête publiée mardi par l’association de défense des consommateurs, UFC-Que Choisir.

L’étude porte sur trois types de viande (boeuf, porc et volaille). Menée sur 18 ans, de 1990 à 2008, l’enquête montre que le boeuf a augmenté de 50%
dans les rayons alors que le prix payé aux éleveurs de bovins a baissé de 15%.Cet écart s’est installé lors des deux crises de la vache folle (1996 et
fin 2000) qui ont entraîné de fortes baisses du prix de l’animal, “jamais répercutées en rayon”, selon UFC Que-Choisir.

Une façon pour les intermédiaires (abattoirs, transformateurs, centrales d’achat,…) et la distribution de conserver leurs marges même avec des ventes à la
baisse, explique l’association.

Pour le porc, la situation est encore plus “caricaturale”, souligne l’association de défense des consommateurs. Selon elle, les prix au détail sont totalement
déconnectés de la production. Le porc est la viande la moins chère et la plus mangée en France. Mais c’est aussi la plus rentable.

De 1992 à 2008, les prix à la consommation ont augmenté de 16% pour le rôti et de 26% pour l’échine alors que dans le même temps le prix du
cochon payé à l’éleveur a baissé de près de 30%.

La volaille a augmenté de 40% entre 1990 et 2008, tandis que le prix payé aux producteurs est aussi à la hausse (7%).

Une fois de plus si les augmentations de prix ont été à chaque fois répercutées sur la volaille, les baisses et notamment celle due à la grippe
aviaire en 2004 ne le sont que peu ou pas du tout auprès du consommateur.